Une toile qui a pâli, qui se tache ou qui se déchire donne l’impression d’un store fini. Ce n’est pas toujours le cas : la toile est la pièce qui vieillit le plus vite, parce qu’elle vit au soleil, sous la pluie et dans le vent. Avant de parler de store neuf, il faut regarder ce qu’il y a derrière elle.
Qu’est-ce qu’un rentoilage ?
Rentoiler un store banne, c’est remplacer sa toile, et son lambrequin s’il en a un, en gardant tout le reste : le coffre, les bras, la barre de charge, le tube d’enroulement et, s’il fonctionne, le moteur. La nouvelle toile est confectionnée sur mesure, aux dimensions exactes de l’armature, puis posée sur place : l’ancienne est déposée, la neuve est fixée sur le tube et la barre de charge, et le store est réglé.
Nous le pratiquons chez les particuliers comme chez les professionnels, du store de maison au très grand store de terrasse : un monobloc à six bras à Chaponost, le store à quatorze bras de la terrasse des Muses, à l’Opéra de Lyon. Le principe vaut aussi pour les stores enrouleurs extérieurs : aux Archives municipales de Lyon, ce sont 80 toiles que nous avons remplacées.
Avant
Après Quand une toile neuve suffit-elle ?
Le rentoilage s’impose quand le problème est dans la toile et seulement là. Les signes ne trompent pas :
- La couleur a passé ou la toile est marquée de taches, de traces vertes ou de moisissures qui ne partent plus au nettoyage.
- La toile se déchire, s’effiloche sur les bords ou au lambrequin.
- Les coutures lâchent : le fil, exposé au soleil, se fragilise souvent avant le tissu.
- La toile ne protège plus d’une averse : elle laisse passer l’eau ou retient des poches d’eau.
Dans tous ces cas, si le store s’ouvre et se ferme sans à-coups, si les bras tendent bien la toile et si le coffre est sain, une toile neuve lui rend son allure et son confort. Il y a aussi une raison plus simple : l’envie de changer de couleur. Une toile neuve, c’est une façade qui change, sans toucher au reste.
Quand l’armature ne vaut-elle plus la peine ?
Poser une toile neuve sur une armature en fin de vie, c’est dépenser deux fois. Avant de rentoiler, il faut donc examiner le store point par point.
Les points à vérifier avant de décider (schéma de principe)
- La toile : couleur, déchirures, tension.
- Le lambrequin et les coutures, souvent les premiers à céder.
- Le coude des bras : jeu, câbles ou chaînes usés.
- Les ressorts des bras, qui tendent la toile.
- Le coffre et le tube d’enroulement : déformation, fissures.
- Le moteur, ou la manivelle et son treuil.
- Les supports et leurs fixations : corrosion, jeu dans le mur.
Certains signes montrent que l’armature elle-même est fatiguée :
- Les bras ont pris du jeu au coude, ou ne tendent plus la toile : leurs ressorts sont fatigués, leurs câbles ou leurs chaînes usés. Un bras faussé par un coup de vent empêche souvent le store de se refermer correctement.
- Les supports rouillent, bougent dans le mur, ou le mur s’est fissuré autour des fixations. C’est le point de sécurité : ce sont eux qui tiennent le store déployé.
- Le coffre est déformé ou fissuré, ne se ferme plus correctement, et ne protège plus la toile repliée.
- Les pièces manquent : sur un store ancien, certaines pièces de rechange ne se trouvent plus.
Une panne de moteur, en revanche, ne condamne pas un store : un moteur tubulaire se remplace sans changer l’armature, comme à Chaponost. Et un store manuel sain peut souvent recevoir un moteur Somfy et un capteur de vent en même temps que sa toile neuve, selon son modèle et l’état de l’armature : c’est l’objet de notre page motorisation Somfy.
Rentoiler ou remplacer : comment trancher ?
La décision tient souvent en une question : l’armature a-t-elle encore des années devant elle ? Le tableau résume les deux voies.
| Rentoilage | Store neuf | |
|---|---|---|
| Ce qui est conservé | Le coffre, les bras, la barre de charge, le tube, et le moteur s’il fonctionne. | Rien : tout le store est remplacé, fixations comprises. |
| Ce qui change | La toile et le lambrequin, confectionnés sur mesure. | Le modèle, les dimensions, la toile, la manœuvre. |
| Dimensions | Celles de l’armature existante. | Revues selon la terrasse : plus d’avancée, plus de largeur. |
| Motorisation | Moteur remplacé ou ajouté si l’armature s’y prête. | Moteur et automatismes choisis d’emblée. |
| Quand le choisir | Toile usée ou démodée, armature saine. | Armature fatiguée, pièces introuvables, store qui ne répond plus au besoin. |
Deux situations penchent vers un store neuf. D’abord, quand le store, même en bon état, ne répond plus à l’usage : une avancée trop courte pour la terrasse, un monobloc exposé aux intempéries là où un coffre intégral protégerait la toile. Ensuite, quand l’usure touche plusieurs pièces à la fois, bras, supports et moteur : les remplacer une à une a alors rarement du sens. Notre guide pour choisir un store banne vous aidera alors à repartir sur de bonnes bases.
Que change une toile neuve ?
Plus qu’on ne l’imagine. La couleur d’abord : une toile acrylique teinte dans la masse, comme celles de la collection Dickson Orchestra, garde sa couleur parce que les pigments sont dans la fibre. La tenue ensuite : une toile neuve se tend à nouveau correctement entre le tube et la barre de charge, et sa finition anti-salissures et imperméabilisante lui fait mieux supporter les averses.
C’est aussi le moment de changer de style. Le rentoilage ne change pas les dimensions du store, puisque la toile suit l’armature, mais tout le reste est ouvert : un uni plutôt qu’une rayure, une teinte plus soutenue pour une terrasse exposée à l’ouest, un lambrequin droit ou festonné.
Comment faire durer la toile neuve ?
Une toile s’use surtout quand on la malmène. Quelques habitudes suffisent à lui donner une longue vie :
- Repliez le store quand le vent se lève. Le vent est l’une des premières causes d’usure d’une toile et d’une armature. Un capteur de vent, qui replie le store de lui-même, fait ce travail à votre place, même en votre absence.
- Ne la laissez pas enroulée humide. Après une averse, redéployez le store pour le faire sécher ; à la fin de la saison, faites-la sécher avant de la replier pour l’hiver. C’est ainsi que l’on évite les moisissures.
- Nettoyez-la doucement. Une brosse souple ou une éponge, de l’eau claire, un savon doux ; jamais de nettoyeur haute pression ni d’eau de Javel.
- Faites vérifier le store quand il fait un bruit inhabituel ou ne se ferme plus droit : un réglage à temps évite qu’un bras ou une couture ne cède.
Et pour un réglage, l’entretien ou une réparation après la pose, un appel suffit.
Et pour un commerce ?
Pour une boutique, un café ou un restaurant, la toile du store porte souvent l’enseigne. Une toile passée, c’est une vitrine qui vieillit. Le rentoilage renouvelle l’image sans toucher à l’armature, et la nouvelle toile peut recevoir un lettrage ou un logo imprimé, sur le lambrequin ou sur la toile elle-même.
Place Vendôme, nous avons ainsi rentoilé la bannette de la maison Repossi, avec son nom imprimé sur la toile. Pour une terrasse de restaurant, mieux vaut anticiper et programmer le rentoilage avant la belle saison. Nos réalisations pour les enseignes sont présentées sur notre page store banne pour les professionnels.
Avant
Après Comment se passe un rentoilage ?
- La visite. Nous venons voir le store, le mesurer et vérifier son état. C’est là que nous vous disons si le rentoilage a du sens. Le déplacement est gratuit.
- Le choix de la toile. Collection, coloris, lambrequin, lettrage éventuel. Nos gammes se découvrent aussi à notre showroom de Décines-Charpieu.
- Le devis. Détaillé, pose comprise, sous 48 heures, avec le remplacement du moteur ou la motorisation si vous le souhaitez.
- La confection. La toile est confectionnée sur mesure, aux dimensions relevées.
- La pose. Nos techniciens déposent l’ancienne toile, fixent la neuve sur l’armature et règlent le store.
Si votre store est bloqué ou si son moteur ne répond plus, voyez aussi notre page dépannage de stores. Et pour tout savoir sur la prestation, voyez notre page rentoilage de store banne.



